samedi 25 février 2012

Agence de notation des connards

Dans mon style empoulé, je continue vaillant cavalcadant cataclop.

Si tout ce que je dois penser m'était dit par une agence qui pense à ma place,
en me donnant une note pour chaque chose à penser, en sorte qu'en lisant cette note, je saurais ce qui doit être pensé de chaque chose qui se pense,

pourquoi n'y aurait-il pas une agence qui me dirait enfin et qui rangerait en file indienne en commençant par le vrai roi plumé des plus belles plumes
le Roi des connards, ensuite son maréchal des logis, ses généraux, ses lieutenants et tuti quanti

Je serais enfin noté, enfin repéré, enfin cranté dans la file parmi les plus beaux, les plus grands, les plus avantageux de ma race, de mon genre.
La vie trouverait son infinie simplicité du néant qui apparaîtrait enfin, lisse dans ma tête vidée.
Le rêve fou de faire de l'homme un être autonome et singulier s'éteindrait enfin, remplacé par un machinisme dans lequel chaque homme ne serait qu'un rouage remplaçable, remplaçable oui.

Sans prétention, je suis le Roi, et en cela, comme toi, je suis singulier.

J'insiste, singulier et autonome, sauf en ce que je m'attache à tous ces proches qui m'aiment et que j'aime, aussi à ceux que simplement j'apprécie étant près d'eux et leur faisant de temps à autre confiance comme il se doit, comme il se peut.

Esta la vista! Sers-moi un verre, l'ami et repartons de plus belles!

samedi 4 février 2012

Sécuriser l'à mort

(source: wikimedia)

Je suis certain que sur ce bateau, il y a une masse énorme de trucs, de procédures et de mécanismes de sécurité. Mais y manquait un truc. Y manquait un capitaine responsable.

Un homme qui a le sens des responsabilités, c'est pas mode, c'est pas rentable - on préfère les cow-boys comme Jérôme Kerviel dans la banque qui a chaviré en 2008: ça au moins c'est brutal, ça peut rapporter gros et ça moufte pas, sauf quand ça crashe évidemment. Mais quand ça crashe, il se passe tellement de choses en même temps qu'on n'entend plus rien, on ne voit plus rien, on ne comprend rien non plus. C'est le désert qui vient, le néant qui s'assied à côté de toi.

C'est pas vraiment très drôle.

Mais qui va payer maintenant?

A mon avis, ceux qui vont payer le plus, ce sont les petits poissons et les petits habitants du coin: ceux-là ils dégustent tous les jours ce spectacle ignoble. Et on leur dit taisez-vous, vous vivez dans un monde formidable. Et ils se taisent. C'est vraiment un monde formidable.

vendredi 18 novembre 2011

Oui, pas du tout la folie

*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi *Je dis oui à la vie, oui oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi* oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi *Je dis non à la folie, non, à la folie oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUioUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi *oUi*oUi *Ne le dis à personne, oUi*oUi *j’aime la vie à la folie: oUi*oUi * je prends des risques fous tous les jours de ma vie: oUi * oUi*oUije la vis, ma vie*oUi*oUi * oUi*oUi * oUi* oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUioUi *oUi*oUi*oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi *elle est parfois lourde comme ce texte, ma vie, n’empêche, je la vis, je le veux* oUi*oUi * oUi*oUi * oUioUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi *Je me laisse emporter par la vague vague, sans retenue, sans bastinguer, sans bagage* oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUioUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUioUi * oUi*oUi * oUi*oUi *Je ne suis pas adoré, non, je suis aimé,*oUi * oUi*oUi * oUi* j’adore être adoré*oUi * oUi*maisoUi * oUi* l’adoration n’a pas la saveur de l’amour, ni même de l’amitié* oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUioUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUioUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi *J’aime aimer, oui, à mort!**oUi * oUi*oUi * - non, arrête! pas “à mort“, ne dis pas “à mort“, dis “à vie!“- * oUi* oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUioUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUioUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUioUi * oUi*oUi *d’où vient cet épuisement qui me gagne parfois, d’où vient cet abattement qui est parfois assis à ma table, à me regarder comme si j’étais à lui, abattu?* oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi *
Je ne suis pas à l’abattu!
oUi*
Je suis là, j’écris pour tous les toi qui affectionnent de me lire, sans se rendre compte peut-être qu’ils me font vivre, oUi, vivre, oUi, je vis grâce à la grâce de tous ceux qui m’aiment sans même me savoir, sans même me prévoir, oUi, je vis, je frémis, j’apaise mon coeur qui là bat au coeur de ma chair
*
*oUi * oUioUi * oUi*oUi * oUi*oUi *
*

lundi 14 novembre 2011

Πάντα ῥεῖ

Comment passer dans la beauté
Comment vivre pour vivre
Comment aimer pour aimer
Comment se donner le temps
Comment donner le temps
Comment donner la vie
Comment commencer?

mercredi 28 septembre 2011

Bernard L'Hermitage

De plus en plus, je vois mes proches ou mes éloignés se comporter comme des bernard l'hermite.
Ils sont seuls, ils occupent une coquille laissée vide par un déçu et ils se défendent de leur entourage par la dureté de la coque qu'ils ont acquise on ne sait comment au juste, le flou est la reine de ce coeur.
Le bernard l'hermite est sans famille, sans tradition, il est voleur, il se recroqueville dès que l'adversité apparaît, il use de ses faibles pinces pour se défendre contre tout et rien, il ne connait pas l'amour, il lui tourne le dos, en survie.

vendredi 9 septembre 2011

Quand l'arrêt?

Notre société fonctionne actuellement au cran d'arrêt. C'est vers une mort d'un naufrage qu'elle se dirige.
Tous les banquiers ont des bonus incompressibles et qui ne peuvent que gonfler, sous peine de les voir s'outrer du non respect de leurs droits à une rémunération décente.

Bank of America licencie 40.000 employé, il y a quelques mois HSBC annonçait 30.000 pertes d'emplois. C'est dans les basses qu'on dégage, pas dans les hautes sphères. Et pourtant, c'est tout là haut que c'est le plus lourd et le plus gangrené par cette stratégie du cran d'arrêt (toujours plus, jamais moins).

Il n'y a pas que les banques.
Tous, nous jouissons d'une abondance dont nous ne sommes pas du tout prêts à faire le deuil.
Tous, nous considérons que le progrès de notre bien-être ne peut se transformer en renoncements multiples. Le renoncement ne serait jamais oh! grand jamais, un progrès.
C'est ainsi que nous poursuivons notre route de plus en plus à tombeau ouvert, sans avoir découvert le beau chemin de la vie qui sans tombeau verdit et ne demande qu'à sentir notre ardeur et nos pas.
Seule la frugalité, la tempérence, la magnanimité, l'humilité, l'attention aux autres, nous sauvera de ce naufrage qui s'accomplit actuellement