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vendredi 9 septembre 2011

Quand l'arrêt?

Notre société fonctionne actuellement au cran d'arrêt. C'est vers une mort d'un naufrage qu'elle se dirige.
Tous les banquiers ont des bonus incompressibles et qui ne peuvent que gonfler, sous peine de les voir s'outrer du non respect de leurs droits à une rémunération décente.

Bank of America licencie 40.000 employé, il y a quelques mois HSBC annonçait 30.000 pertes d'emplois. C'est dans les basses qu'on dégage, pas dans les hautes sphères. Et pourtant, c'est tout là haut que c'est le plus lourd et le plus gangrené par cette stratégie du cran d'arrêt (toujours plus, jamais moins).

Il n'y a pas que les banques.
Tous, nous jouissons d'une abondance dont nous ne sommes pas du tout prêts à faire le deuil.
Tous, nous considérons que le progrès de notre bien-être ne peut se transformer en renoncements multiples. Le renoncement ne serait jamais oh! grand jamais, un progrès.
C'est ainsi que nous poursuivons notre route de plus en plus à tombeau ouvert, sans avoir découvert le beau chemin de la vie qui sans tombeau verdit et ne demande qu'à sentir notre ardeur et nos pas.
Seule la frugalité, la tempérence, la magnanimité, l'humilité, l'attention aux autres, nous sauvera de ce naufrage qui s'accomplit actuellement

lundi 8 août 2011

Croire pouvoir voir croître la croissance

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"les pays du G20 ont déclaré lundi qu'ils étaient prêts à agir de concert pour stabiliser les marchés et protéger la croisssance" (communiqué commun).
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Mais la croissance de quoi s'il vous plait?
La croissance de notre consommation?
Ce n'est pas une bonne idée.
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La croissance de notre sobriété?
ça, ce serait une très bonne idée, c'est même la seule sortie à l'impasse monstrueuse dans laquelle notre monde est en train de terminer de s'enfoncer.
Mais c'est pas du tout à ça qu'ils pensent au G20, hélas pour notre monde déjà en ruine depuis si longtemps.
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On parlait de ruines à la Renaissance, quand on a redécouvert ce qu'il restait des merveilles grecques et romaines. Tous les tableaux de cette époque et jusqu'au 19è siècle étaient plein de descriptions ruiniques en pleine campagne.
Rabelais parlait déjà de ruine de l'âme mais qui était-ce encore qui y a pensé en premier?
On a écrit à propos d'un monde en ruine depuis le milieu du siècle dernier, quand les vastes progrès de la science ont tout d'un coup laissé entrevoir qu'ils se contruisaient sur la ruine de notre monde.
Et ce n'est que maintenant que peut-être nous ne pourrons faire autrement que subir à notre tour, dans notre intimité, notre propre ruine.
Nous y avions échappé jusqu'à présent qu'au moyens d'expédients titanesques ou prométhéens, je veux dire d'expédients de voleurs ou de monstres.
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Mais le monde riant m'appelle. J'y cours vivre joyeusement ma vie pleine de surprises. Car la richesse de la vie est infinie, quelles que soient les ruines dans lesquelles elle devrait s'épanouir, si jamais.
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mardi 24 février 2009

Jamais sans ma marché!

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Le plus extraordinairement triste, je ne sais pas si tu l'as remarqué, c'est que les réunions de "G 20" & Co ont dans leurs déclarations solennelles de clôture eu le soin de préciser que la solution à la crise doit être trouvée à l'intérieur des clôtures des marchés. Parce que par dogme par hypothèse par définition, il n'y aurait pas de solution acceptable, admissible, en dehors du marché.
Le marché, c'est sacré!
C'est triste à pleurer.
Heureusement, je lis de plus en plus souvent l'idée du soulèvement.
Tout espoir n'est pas perdu pour toujours.
Ris! Il est encore temps

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mercredi 9 juillet 2008

Le crash à toutes vitesses


Observez cette courbe ascendante:

Le plus fantasque, ce n'est pas les prix qui se sont multipliés par sept entre 1987 et 2007 (2000 à 14000),
Le plus fantasque, ce sont les volumes (le graphique inférieur).
Ils étaient insignifiants en 1987;
Ils sont frénétiques depuis 2000.