samedi 6 août 2011

Nouvelle du nouveau monde

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6 août 1945 : première bombe atomique défigure l'humanité à jamais, à la suite des autres défigurations depuis la nuit des temps l'homme avance à la défigure.

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6 août 2011: Standard & Poors défigure la note de crédit des Etats-Unis.

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jeudi 28 juillet 2011

Menaces des risques

L'affreux de notre monde financier vient du fait que le "risque" est devenu l'objet le plus important pour admettre une valeur.
Ce faisant, le marché devient un porteur de mort, car à quoi bon, ce que je risque le plus, c'est de mourir.
Ce que je veux dire, c'est ceci: chacun d'entre nous voudrait fuir le risque, l'éviter, c'est naturel. Or, notre société marchande a fait du risque une marchandise qui s'échange. C'est fondamentalement une erreur, sauf si ce marché du risque est limité à un domaine bien déterminé dans lequel doit régner une éthique absolue. Ce domaine pourrait être celui de l'activité d'assurance.

lundi 18 avril 2011

Transparence à l'Obscénité

On nous tane le cuir à propos des vertus de la transparence.

Mais on ne dit pas assez ses limites énormes.

Ainsi, les bonus et compagnie, ils ont fait l'objet d'une publicité tous azimuts, de rapports, de statistiques, de benchmarking. Mais qu'avons-nous appris? qu'ils n'ont jamais été aussi élevés.

Et l'an prochain c'est sans doute le même message qui reviendra.

Disons-le simplement: certaines choses sont meilleures quant elles restent cachées. En les exposant, c'est une obscénité qu'on expose. Et la réaction des gens sensés, c'est de porter leur regard sur quelque chose d'autre, quelque chose de supportable.

Car ce qui est insupportable, le mieux pour soi, c'est de ne pas y porter le regard, car il risque de mener à une violence, à un viol, le viol des gens outrés, le viol des insurgés.

jeudi 7 avril 2011

Tragi-financiardise

Les banques irlandaises ne supportent pas les stress-test. Conséquence: en silence, sans aucune règle de marché ni aucun remous chez les plus acerbes politiques, 24 milliards d'euros seront mis sur un plateau d'argent pour qu'elles survivent. Les irlandais proclament que leur taux d'impôts sur les sociétés (fort bas) restera inchangé, car il est la source vive de leur miracle économique hors normes (c'est la compétition fiscale qui brade le bien public).

Le Portugal est au bord du gouffre: les agences de notation dictent leur jugement et le crédit du Portugal s'effondre, pas seulement à cause de ces agences, certes, mais enfin, "Ô saisons, Ô chateaux, Quelle âme est sans défaut".

Le Portugal - contrairement aux banques irlandaises - doit se soumettre aux fourches caudines du marché, à la loi d'errain de la concurrence, aux loups loups pour l'homme.

Nous ne sommes pas près de sortir de l'enfer.

Qu'est-ce que l'enfer?

C'est l'absence de toute sympathie entre nous.

samedi 12 mars 2011

La de plus paisible

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Peine à créer celui qui attend d'abord l'approuvé
Peine à jaillir celui qui d'abord veut entendre les applaudissements

Brandir le jeu du je comme singe singulier du moi donné pour toujours tous les jours
Brasier enfin chaleureux qui remplit de joie l'être ensemble

Barder sans arrêt sa tête de toutes les couleurs de toi
Bondir dans les étoiles en sachant immense tout l'amour donné si libre
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lundi 31 janvier 2011

Modifier le défié

Il y a du non dit qui peine
Je suis là pour le sortir au grand jour.
J'aspire à te dire ce qu'au fond tu attends comme la clé de ton mystère, la joie d'être envie et de dire le dis-toi là.

jeudi 20 mai 2010

La valeur des choses

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Je sais que je ne vaut rien.
je suis tout pour moi et j'ignore qui je suis.
Je suis tout pour un toi qui me veut à tout prix et pourtant mon prix reste nul,
si un chiffre l'exprime,
et j'en suis plus qu'heureux, j'en suis rassasié.
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Je ne suis pas une chose, pas une chose de valeur non plus.
Je suis moi, moi pour toi et sans chiffre,
seulement avec un coeur qui bat et une chair qui palpite
et que la caresse m'éveille à la vie, celle que tu me donnes.
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dimanche 7 mars 2010

Inapparent

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L'ordre n'est qu'apparent.
L'ordre réel est injuste.
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Le désordre de mes actes n'est qu'apparent.
L'ordre de ma raison n'est pas visible.
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mardi 8 décembre 2009

Le contexte macro a déprimé les marchés - mouillés d'avance

La Bourse de Marseille a accentué son recul en cours d'après-midi, tout comme l'ensemble des grandes plages européennes, dans le sillage de Wall Street.

Wall Street a ouvert en baisse mardi, prudente après les propos du président de la bande centrale.

L'impression est très nette: nous sommes à deux doigts d'un effondrement énorme et non pas nouveau des marche pieds financiers. Très facile à ne pas dire. Difficile à rire car nous y sommes pris tant que nous sommes argentés.

T: tout semble plus cassant que dans une maison de cristal fendue.

Il faut que les ébranlés se rassemblent dans leur secret. Ils éclaireront ce temps sombre comme des lucioles, de proche en proche, sans rien illuminer: juste en donnant à voir que toute lumière n'est pas éteinte dans les cœurs: l'espoir est permis, mais il est tout petit, comme toujours.

dimanche 1 novembre 2009

petit extrait d'une interview du dessinateur de talent David Vandermeulen:
"à cette époque, on assimilait autant la société moderne qu’on s’assimilait à elle. Il ne faut pas perdre de vue les énormes bouleversements que le capitalisme et la foi aveugle dans le progrès produisaient sur les populations"
Il parle du début du XXè siècle, de Fritz Haber, prix Nobel de chimie, juif qui contribua à l'invention du Zyklon B qui devait contribuer au génocide d'Auschwitz et des autres camps d'exterminations.

Mais aujourd'hui, cette citation vaut toujours: qui cherche à échapper à la capture, au conditionnement de cette société de consommation et d'argent, de fausses richesses et de vraies dévastations?

Qui a fui la "foi aveugle dans le progrès"? Plus que jamais, aujourd'hui nous sommes au bord du gouffre. Mais plus que jamais, nous tentons de ne rien voir de la catastrophe que nous faisons venir. Personne n'arrête la progression au gouffre où tout sombrera.

Comme si l'homme ne se sentait pas assez fort pour vivre une vie heureuse et simple, comme s'il ne voyait pas ce que "vivre" veut dire. Comme s'il ne comprenait pas la richesse immense qui est en lui.

samedi 17 octobre 2009

Rencontre au sommet

Il n'est pas simple de voir clair.
Mieux: il est très facile de s'égarer.
Il n'est pas aisé de se tenir près du bonheur.

Hier soir, je dinais avec un ami.
Il est presbyte, je suis myope.
A deux, nous faisions la paire.

J'aurais voulu avec lui refaire le monde, comme avant.
J'aurais voulu entrer dans le ciel, voir les grands horizons.
Peut être c'est parce que notre rencontre fut trop brève,
peut-être c'est parce que j'étais trop fatigué.

Ce qui s'est dit a eu une vertu, oui, c'est de nous faire respirer, de sentir notre proximité.
Peut-être vertu de nous faire avancer. Avancer, sans nous attarder dans la moindre impasse.

mardi 16 juin 2009

sans le doute absinthe-toi

J'ai une nouvelle lectrice, une nouvelle visite.
Qui découvrira le plaisir immense qui m'envahit alors, quand je sais une fois de plus que je ne suis pas seul, que c'est ça, une visite en plus, chaque fois c'est une fête, c'est une fête qui compte.

Il n'y a qu'une torsion que je répète inlassable.
Il n'y a que toi qui compte.
Je me tords vers toi
En me tenant loin de toi,
J'aspire à t'atteindre en tenant ferme au sol de mes pieds

Il n'y a rien qui me torde plus que t'aimer,
Rien qui m'épuise plus que te suivre.

vendredi 5 juin 2009

Renaître

Je voudrais renaître.
Quelqu'un pourrait m'aider?
Toi?

Je voudrais renaître.
De neuf, tout recommencer.
Retrouver cette liberté, cet élan.
Où est-il passé?
Comment se fait-il que je sois devenu et terne elle?


vendredi 27 février 2009

Naïf économisme

Beaucoup d’économistes ont un optimisme qui les revêt d’une certaine candeur qui leur donne une apparence d’innocence qui éviterait de les traiter d’insolents, d’arrogants et de dangereux dignes de ces philosophes dont Platon appelait de ses voeux le règne au côté des princes de ce monde.

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Ils nous disent que l’avenir est riche de découvertes extraordinaires qui donneront une réponse à nos angoisses actuelles (pollution, violence, inégalités, promiscuité, …).

Selon eux, le principe de précaution par exemple est une réaction anachronique, contre productive, coûteuse et, disent-ils, irrationnelle.

Selon eux, demain, on roulera avec dans le réservoir de l’eau (hydrogène) à la place du pétrole. Selon eux, la faim sera vaincue grâce au plein essor de marchés financiers libérés de toute entrave, notamment en ce qui concerne les instruments financiers qui permettent de spéculer sur les denrées alimentaires.

Selon eux, l’agro-business est une chance plutôt qu’une menace; l’industrie pharmaceutique est pleine de généreuses ambitions.

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Fondamentalement, ce discours nous engage à hypothéquer l’avenir pour tirer des traites sur le présent. Peu importe le coût pour l’avenir, pourvu que nous ayons tout au présent. Seul le présent a, pour eux, une valeur vraiment. Voilà une thèse éminemment matérialiste: pas d’opium du peuple d’un salut dans un quelconque avenir. Le présent de la jouissance seul compte.

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En supposant même qu’il faille donner au discours économique, somme toute dogmatique, une once de raison, je préférerais toujours aller à pieds à la fontaine prendre dans mes mains une gorgée d’eau fraîche en laissant le temps filer entre mes doigts, selon le principe décrit quelque part dans le Petit Prince de St Ex.

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Peut-être ma posture est-elle elle-même fausse et dangereuse, car le temps est précieux, qu’on soit économiste ou non.

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Je n’ai pas raison. C’est la seule chose dont je suis absolument certain et qui me plait car tu peux me la dire. La raison importe d’ailleurs peu. Ce n’est pas elle qui me fait vivre vraiment.

mardi 24 février 2009

Jamais sans ma marché!

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Le plus extraordinairement triste, je ne sais pas si tu l'as remarqué, c'est que les réunions de "G 20" & Co ont dans leurs déclarations solennelles de clôture eu le soin de préciser que la solution à la crise doit être trouvée à l'intérieur des clôtures des marchés. Parce que par dogme par hypothèse par définition, il n'y aurait pas de solution acceptable, admissible, en dehors du marché.
Le marché, c'est sacré!
C'est triste à pleurer.
Heureusement, je lis de plus en plus souvent l'idée du soulèvement.
Tout espoir n'est pas perdu pour toujours.
Ris! Il est encore temps

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