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jeudi 7 avril 2011

Tragi-financiardise

Les banques irlandaises ne supportent pas les stress-test. Conséquence: en silence, sans aucune règle de marché ni aucun remous chez les plus acerbes politiques, 24 milliards d'euros seront mis sur un plateau d'argent pour qu'elles survivent. Les irlandais proclament que leur taux d'impôts sur les sociétés (fort bas) restera inchangé, car il est la source vive de leur miracle économique hors normes (c'est la compétition fiscale qui brade le bien public).

Le Portugal est au bord du gouffre: les agences de notation dictent leur jugement et le crédit du Portugal s'effondre, pas seulement à cause de ces agences, certes, mais enfin, "Ô saisons, Ô chateaux, Quelle âme est sans défaut".

Le Portugal - contrairement aux banques irlandaises - doit se soumettre aux fourches caudines du marché, à la loi d'errain de la concurrence, aux loups loups pour l'homme.

Nous ne sommes pas près de sortir de l'enfer.

Qu'est-ce que l'enfer?

C'est l'absence de toute sympathie entre nous.

samedi 12 mars 2011

La de plus paisible

*
Peine à créer celui qui attend d'abord l'approuvé
Peine à jaillir celui qui d'abord veut entendre les applaudissements

Brandir le jeu du je comme singe singulier du moi donné pour toujours tous les jours
Brasier enfin chaleureux qui remplit de joie l'être ensemble

Barder sans arrêt sa tête de toutes les couleurs de toi
Bondir dans les étoiles en sachant immense tout l'amour donné si libre
*

dimanche 30 novembre 2008

Sortir de la crise: révolution

Rien à faire,
Pas de sortie de crise
Sans révolution
*
Libérons-nous de tout!
Du capital, de la solidarité,
Du pénal, du social, du sexe, de l'alcool!
*
Peccata! Peccati! Peccatorum!
*
Envoyer en l'air toute arnaque!
Rester sur terre et y apprendre enfin la vie!
*
Vie
Mot infini
Mot singulier
Seul mot qui veut dire aimer
*

jeudi 18 septembre 2008

Oui, pas du tout à la folie

*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi
*
oUi*Je dis oui à la vie, oui oUi*
o
Ui * oUi
*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi* oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*
o
Ui *Et je dis non à la folie, non, à la folie oUi
*
oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUioUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi *oUi*
*o
Ui *Ne le dis à personne,
oUi*
oUi *j’aime la vie à la folie: oUi
*oUi * je prends des risques fous tous les jours de ma vie: oUi
*oUi * oUi*oUi *oUi * oUi*oUi *oUi * oUi*oUi * oUi*oUije la vis, ma vie*oUi
*
oUi * oUi*oUi * oUi* oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUioUi *oUi*oUi*oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*
o
Ui *elle est parfois lourde comme ce texte, ma vie. N’empêche, je la vis, je le veux* oUi
*oUi * oUi*oUi * oUioUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*
o
Ui *Je me laisse emporter par la vague vague, sans retenue, sans bastinguer, sans bagage* oUi

*
o
Ui * oUi
*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUioUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUioUi * oUi*oUi * oUi*
o
Ui *Je ne suis pas adoré, non, je suis aimé,
*oUi
* oUi*
oUi *
o
Ui
* pourtant j’attends d’être adoré, je l'avoue*oUi
*
oUi*
oUi *
oUi
* et je sais que l’adoration n’a pas la saveur de l’amour, ni même de l’amitié* oUi
*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUioUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUioUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*
o
Ui *J’aime aimer, oui, à mort!*
oUi
* oUi
*oUi * - non, arrête! pas “à mort“, ne dis pas ça, dis “à vie!“- * oUi* oUi
* oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUioUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUioUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUioUi * oUi*oUi
*
d’où vient alors cet épuisement qui me gagne parfois, d’où vient cet abattement qui est parfois assis à ma table, à me regarder comme si j’était à lui, abattu?
*
oUi
*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi * oUi*oUi *

Je ne suis ni à la table de l’abattre, ni l’abattu!

oUi*

Je suis là, j’écris pour tous les toi qui affectionnent de me lire, sans se rendre compte peut-être qu’ils me font vivre, oUi, vivre, oUi, je vis grâce à la grâce de tous ceux qui m’aiment sans même me savoir, sans même me prévoir, oUi, je vis, je frémis, j’apaise mon coeur qui là bat dans le coeur de mon corps

*

*oUi * oUioUi * oUi*oUi * oUi*oUi *

*